Le retour à la normale après des années de pandémie a exacerbé un problème dans le secteur du tourisme : celui de la surfréquentation. Le nombre de villes confrontées au surtourisme augmente de jour en jour et les administrations locales prennent des mesures de plus en plus strictes pour préserver leur patrimoine culturel et permettre à leurs citoyens de vivre leur vie quotidienne en toute tranquillité.
L’une des dernières villes à avoir décidé de limiter, ou du moins de réglementer, les flux touristiques est Dubrovnik, l’une des destinations préférées des touristes français et internationaux. Découvrons les nouvelles règles mises en place et ce que risquent ceux qui ne les respectent pas.
Dubrovnik est l’une des villes les plus fréquentées au monde
L’année dernière, Dubrovnik, l’une des villes les plus pittoresques de Croatie et de toute l’Europe, a remporté un titre peu flatteur : celui de ville la plus surpeuplée de la planète, avec un ratio de 27 touristes pour chaque habitant. Un nombre très conséquent qui a surtout mis en difficulté la vieille ville, confrontée à un trafic sans précédent. Dans la partie la plus ancienne de la ville, en haute saison, on compte jusqu’à 200 bus par jour, des dizaines et des dizaines de voitures de location et des milliers de taxis.
Une situation intenable pour la population locale qui a contraint l’administration à introduire trois nouvelles règles :
- la première concerne les bus qui, s’ils ne respectent pas les horaires d’arrivée et de départ, s’exposent à des amendes pouvant atteindre 2 000 euros ;
- la deuxième est la décision de créer des zones de stationnement réservées aux voitures de location ;
- la dernière est la réduction du nombre de taxis ayant libre accès à la vieille ville, qui passe de 9 000 à 700.
Les autres mesures pour lutter contre la surpopulation à Dubrovnik
La situation de la vieille ville de Dubrovnik est encore aggravée par un problème qui touche également de nombreuses régions de France : la transformation de maisons et d’appartements en maisons de vacances et en logements touristiques. Ce phénomène affecte non seulement le tissu social local, mais crée également une surpopulation très difficile à contrôler et fait grimper les prix de l’immobilier.
C’est pourquoi de nouvelles lois ont été introduites pour compliquer la transformation des maisons en structures d’hébergement dans la vieille ville et pourquoi la municipalité elle-même commence à acquérir des biens immobiliers pour les attribuer à des familles locales avec des contrats à long terme.
L’autre restriction concerne les navires de croisière. En 2025, leur accès a été limité à seulement deux par jour et les passagers qui décident de descendre pour visiter la ville ne peuvent repartir avant huit heures. Il s’agit d’un moyen d’encourager la découverte des zones plus périphériques et d’éviter l’effondrement des zones centrales.
À cette mesure s’ajoute une taxe de séjour de 1 euro pour les personnes débarquant. Ces ressources seront réinvesties dans l’entretien urbain.







