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Le 30 septembre 2026, la SNCF ouvre les ventes des TGV INOUI vers l’Espagne et l’Italie pour les trajets du 13 décembre 2026 au 28 mars 2027. Pour les voyageurs qui visent une croisière d’hiver au départ de Marseille, Barcelone ou Gênes, c’est la vraie date de réservation. Le prix de la cabine s’affiche en gros caractéres sur les brochures, n revanche celui du trajet jusqu’au quai, jamais. C’est pourtant souvent lui qui sépare une bonne affaire d’une fausse économie.
Trois ports, trois façons d’y arriver
Avant de choisir une date, il vaut mieux regarder d’où partent les navires. En comparant les départs d’une croisière en Méditerranée, on voit vite que Marseille concentre l’offre française toute l’année. MSC et Costa y maintiennent leurs navires l’hiver, alors que Nice, Sète ou Cannes ne fonctionnent que d’avril à octobre. Barcelone reste le grand port de la Méditerranée occidentale. Gênes, Savone et Civitavecchia complètent la carte côté italien.
Chaque port impose sa logique. Marseille se rejoint facilement en TGV ou en voiture. Barcelone, en train direct depuis Paris. Gênes demande une correspondance. Et partout, le terminal se trouve à distance de la gare.
Marseille : la gare n’est pas au port
C’est le piège classique. Les terminaux de croisière sont installés au môle Léon Gourret, dans la zone portuaire nord, à plusieurs kilomètres de Saint-Charles. Même constat pour ceux qui arrivent en avion. L’Office de tourisme de Marseille prévient : il n’y a « pas de liaison directe entre l’aéroport Marseille Provence et les Terminaux de Croisière ». Il faut passer par la gare.
Depuis Saint-Charles, le plus simple reste le métro ligne 2 jusqu’à Joliette, puis le bus 35T jusqu’à l’arrêt « Terminal Croisières ». Les jours où des navires sont à quai, le port fait aussi circuler une navette gratuite depuis la place de la Joliette, près des Terrasses du Port.
En voiture, le parking officiel du terminal compte environ 2 000 places. Pas de réservation possible : les places sont garanties et le paiement se fait sur place. Comptez 15 € par 24 heures, soit 105 € pour une croisière de huit jours, avant même le carburant et les péages. Au-delà de dix jours, un forfait de 150 € s’applique. Nous avions détaillé ces postes dans notre article sur les vrais leviers pour réduire sa facture mobilité.
Barcelone et Gênes : le train direct, puis le dernier kilomètre

Paris-Barcelone se fait sans changement en 6 h 42 environ, avec cinq trains par jour en moyenne en semaine, jusqu’à la gare de Sants. Le port est à 6 km. On le rejoint en taxi, ou en métro ligne 3 jusqu’à Drassanes, puis avec le Cruise Bus. Cette navette relie le World Trade Center aux terminaux les plus éloignés pour environ 4,50 € aller-retour. Détail utile : la carte T-Casual du réseau barcelonais n’y est pas valable.
Arriver la veille met à l’abri d’un retard de train et laisse le temps de visiter Barcelone avant d’embarquer. La nuit d’hôtel entre alors dans le budget.
Pour Gênes, pas de TGV direct depuis Paris. Le Frecciarossa de Trenitalia rejoint Milan, puis une correspondance mène à Gênes en 1 h 30 environ. Une vingtaine de trains directs circulent chaque jour entre les deux villes.
Ce que coûte vraiment l’aller-retour jusqu’au quai
Prenons un couple parisien qui part huit jours depuis Marseille en février. En voiture, il additionne près de 800 km de carburant et de péages à l’aller, autant au retour, puis 105 € de parking. En train, tout dépend du jour de l’achat. Un TGV réservé à l’ouverture des ventes n’a rien à voir avec le même trajet acheté dix jours avant le départ.
D’autres lignes s’ajoutent sur place. Les taxes portuaires représentent généralement 15 à 35 € par personne. Il faut aussi se présenter au terminal 2 à 3 heures avant l’appareillage. Un train qui arrive à midi pour un départ à 17 h laisse une marge confortable. Celui de 15 h, beaucoup moins.
La basse saison, de novembre à mars, affiche les tarifs les plus bas sur les circuits courts au départ de Marseille. Certaines cabines partent dès 279 € pour cinq jours. A ce prix, une croisière est-elle encore une affaire si le trajet jusqu’au quai coûte presque autant ?







